LE TOUQUET AUSSI DOIT SE RÉFORMER !

L’information est passée inaperçue dans la presse mais n’a pas manqué de surprendre les Touquettois lors de la réunion des propriétaires le 16 août dernier.

En effet, en introduction de son intervention, notre maire a de facto admis les échecs de son précédent mandat : tant au niveau de l’économie touristique redevenue saisonnière que de la délinquance et de l’insécurité croissantes, tant en termes de difficultés budgétaires de plus en plus inquiétantes que du grave exode de la population active.

Les très nombreux Touquettois qui ne cessent de répéter ces évidences depuis des mois étaient jusqu’à présent qualifiés publiquement de menteurs ; nous ne pouvons donc que saluer ce revirement !
Malheureusement, aucune piste sérieuse n’a été esquissée pour répondre au constat. Et ce qui aurait pu constituer une prise de conscience salutaire résonne en réalité comme un coup d’épée dans l’eau.

Il faut bien admettre que nos élus, plus préoccupés par les échéances électorales prochaines que par la génération suivante, peinent à agir en profondeur, préférant le confort du court terme à la gestion courageuse du long terme. A l’image de la classe politique nationale, ils sont handicapés par leur logiciel de pensée obsolète.

La situation actuelle inédite exige pourtant de nous un esprit de responsabilité.
Pour la première fois dans l’histoire du Touquet, nous allons devoir simultanément repenser notre modèle économique pour l’adapter au monde actuel, diminuer nos dépenses pour préserver les contribuables, conserver une population permanente suffisante pour maintenir la vitalité de notre commune, le tout en améliorant la qualité des services offerts à la population et à la clientèle touristique.
C’est un très beau défi, à l’image de ceux auxquels les reconstructeurs et les pionniers de la station furent confrontés depuis sa naissance.
Encore faut-il la volonté de le relever…
Il ne s’agit pas, il ne s’agit plus, de procéder à quelques modifications superficielles, mais de REPENSER UN MODELE, c’est-à-dire d’engager une réforme en profondeur de nos fondamentaux afin de demeurer une station attractive ces vingt prochaines années.
A l’image de notre pays, notre commune a refusé jusqu’à présent de se réformer et se retrouve, par conséquent, contrainte de s’adapter en urgence à ces changements pourtant prévisibles.
Les quelques initiatives lancées à la hâte dernièrement en attestent :
– Au mois d’avril, le maire faisait voter par sa majorité une baisse uniforme des subventions aux associations.
– Au mois de juin, afin d’esquisser une maitrise de la masse salariale qui a explosé durant le précédent mandat, il décidait, sans aucune concertation préalable, la suppression des services de proximité proposés par le CCAS à nos aînés les plus fragiles.
– Au mois de juillet, il nous confirmait la construction d’une salle de spectacles par des entreprises dont nous serons les locataires durant les 17 prochaines années, avec un montage financier nébuleux, seul moyen de financer nos investissements faute de capacité d’autofinancement.
Enfin, tout cela ne sera pas possible sans la transformation de la place Quentovic en un immense projet immobilier, alors que nous avions souhaité en faire un lieu de vie et d’animation pour les Touquettois, avec notamment des constructions immobilières à taille plus humaine.

Les orientations budgétaires pour l’année prochaine se préparent dès maintenant. C’est l’occasion, Monsieur le Maire, d’ouvrir ce débat et d’associer l’ensemble des forces vives à cette indispensable réforme.

La philosophie politique nous rappelle que le courage est la première de toutes les vertus.
Au niveau national comme au Touquet, il serait urgent de s’en rappeler.

 TEXTE TOUQUET INFOS

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La municipalité doit davantage accompagner les acteurs de la vie économique

L’Union Professionnelle Artisanale (UPA) organise ce mercredi une journée d’action nationale pour défendre les 1 300 000 emplois que représentent les secteurs du commerce, de l’artisanat, de l’hôtellerie, de la restauration, etc…

Fortement implantées sur notre territoire montreuillois et en particulier dans notre commune, ces entreprises de proximité entendent ainsi rappeler au gouvernement leur poids dans l’économie et surtout dénoncer la pression fiscale et parafiscale qui ne cesse de les fragiliser, dans un contexte économique déjà fortement dégradé.

Au contact quotidien de ces professionnels, qui sont la pierre angulaire de notre économie touristique, je sais combien certains d’entre eux souffrent depuis plusieurs mois : baisse de leurs chiffres d’affaires, difficultés de trésorerie, obligations de mise aux normes de leurs établissements, augmentation programmée de la TVA, etc…

Je souhaite donc bien entendu que leurs revendications, portées localement par Destination Commerces et l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (UMIH), soient enfin entendues par les pouvoirs publics nationaux. Mais entendues aussi par les pouvoirs locaux.

Car si le gouvernement actuel est resté sourd à leurs multiples appels, la municipalité sortante ne s’est pas montrée pour autant plus (ré)active. 

Elle en a pourtant les moyens.

  • Comment comprendre que les commerçants, hôteliers, restaurateurs n’aient plus d’interlocuteur au sein de l’exécutif local, l’adjoint au tourisme démissionnaire il y a trois ans n’ayant même pas été remplacé ?

Pas d’adjoint au tourisme dans une commune touristique, un comble. Un signe, aussi, du peu de considérations portées à l’égard des acteurs économiques.

  • Comment comprendre que le comité directeur du Touquet Tourisme ne soit  qu’une chambre d’enregistrement, peu transparente, de décisions précédemment actées par les élus sans concertation réelle avec tous les acteurs de la vie économique ?

Les représentants des forces privées de la station n’y sont plus entendus, alors qu’ils devraient constituer, concrètement, de véritables partenaires tant dans la définition de notre stratégie de développement que dans sa mise en œuvre.

  • Comment comprendre enfin que la municipalité sortante continue de poursuivre sa politique aberrante de stationnement payant, alors que les commerçants peinent aujourd’hui à attirer la clientèle durant certaines périodes de l’année ?

Le stationnement payant est une manne pour la ville mais un boulet pour les professionnels; il est temps d’en prendre conscience.

J’aurai l’occasion, ces prochaines semaines, de présenter des propositions concrètes pour répondre aux attentes, urgentes, des forces vives touquettoises. J’ai déjà eu l’occasion d’en formuler une récemment par voie de presse : la suppression du stationnement payant durant les saisons d’automne et d’hiver, en dehors des vacances scolaires.

C’est une mesure peu coûteuse pour les finances de la commune mais importante pour le chiffre d’affaires nos commerçants.

C’est une décision qui peut être mise en œuvre immédiatement.

C’est un appel, aussi, à l’instauration de relations de confiance entre les professionnels de l’économie touristique qui jouent le jeu d’une animation plurisaisonnière de la station et que la municipalité doit enfin considérer comme de véritables partenaires.

La municipalité doit accompagner  ceux qui participent à la vie du Touquet tout au long de l’année.