OPALOPOLIS : une volte face surprenante de Daniel Fasquelle

La communauté de communes Mer et Terres d’Opale a été amenée à délibérer, le vendredi 3 avril dernier, au sujet d’Opalopolis,  en faisant voter un avenant modificatif à la convention d’aménagement.

Cet avenant que Daniel Fasquelle veut mettre en place,  modifie fortement  la convention et fait  peser des risques juridiques sur le contrat :

– modification du périmètre d’intervention (54 ha au lieu de 200 ha) ;

– allongement de la durée de la convention publique d’aménagement qui  passerait de 17 à 24 ans ;

– modification de la rémunération de l’aménageur ;

– modification de la participation financière de la CCMTO

Il aurait été préférable, à mon avis, de dénoncer la convention et de lancer une consultation qui permette de respecter les règles les plus élémentaires de publicité et de mise en concurrence indispensables.

Pour rappel, en 2012, Daniel Fasquelle était également de cet avis, précisant alors « que la passation d’un avenant, au vu de la modification substantielle du contrat et de l’arrêt du Conseil d’Etat du 18 novembre 2011, n’est pas envisageable sans risque important d’annulation ; que la réduction du périmètre de l’opération entraîne une modification substantielle de la convention d’aménagement confiée à Adevia laquelle faisant peser des risques juridiques sur le contrat ».

Daniel Fasquelle précisait également «  qu’il ressort de l’analyse juridique réalisée par le cabinet Landot que la solution la moins risquée juridiquement et financièrement pour la CCMTO est d’engager une procédure de résiliation amiable de la convention d’aménagement ».

Le 3 avril dernier, Daniel Fasquelle a fait voter une délibération en totale contradiction avec ce qu’il affirmait en décembre 2012. 

Pour toutes ces raisons je me suis opposée à cette délibération en votant contre.

Juliette Bernard

 

 

 

 

 

 

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Rien ne bouge sur la petite piste de l’aéroport !

La communauté de communes a l’obligation de disposer d’une aire de grand passage pour les gens du voyage. Prétextant qu’aucun terrain n’a fait consensus au sein de la CCMTO,   le président-maire du Touquet fait perdurer une situation qui devait être temporaire et en appelle aux services de l’Etat afin de s’éxonérer de la responsabilité du choix.

Il va donc, une fois de plus, devoir ouvrir les portes du Touquet et plus précisemment l’espace situé face à l’entrée du collège pour accueillir les gens du voyage. Aucune obligation ne l’y contraint pourtant en tant que maire…puisque les communes de moins de 5 000 habitants, telles que Le Touquet, n’ont aucune obligation de recevoir les gens du voyage sur leur territoire.

Lors de la réunion des propriétaires d’août 2013, Daniel Fasquelle s’était pourtant engagé à ce que cette espace change de physionomie avec la construction, dès l’automne 2013, de la résidence de Tourisme. Un engagement non tenu… le permis de construire n’est d’ailleurs même plus affiché.

Et pourtant le maire du Touquet l’annonce toujours. Comme il annonce toujours le transfert du lycée hôtelier…Mais nous ne voyons rien venir !

La seule chose dont nous pouvons être certains, aujourd’hui, c’est qu’aucune solution ne sera trouvée pour l’été.

Diapo réunion des propriétaires août 2013 Source : site internet les touquettois.fr
Diapo réunion des propriétaires août 2013
Source : site internet les touquettois.fr

L’accueil des gens du voyage

Le dossier relatif à l’accueil des gens du voyage, dossier délicat et complexe, n’en finit pas… de faire parler. 

La loi qui encadre ces questions et le schéma départemental qui la traduit concrètement sur chaque territoire sont pourtant très clairs: notre communauté de communes (la CCMTO) doit disposer d’une aire de grand passage capable d’accueillir 150 caravanes durant les rassemblements estivaux. On peut s’en satisfaire ou le regretter; c’est ainsi, c’est la loi.

Voilà donc plus de dix ans que notre communauté de communes vit, en quelque sorte, hors la loi.

Une « solution temporaire », qui dure tout de même depuis 2008, a repoussé la question et ainsi reporté le problème (car c’est devenu un problème) sur les seuls Touquettoises et Touquettois. 

Depuis 2008 en effet, Le Touquet, en la personne de son maire, a ouvert ses portes et ainsi autorisé les gens du voyage à s’installer sur l’espace dit du « nouveau siècle », à proximité de l’aéroport et de ses centaines d’habitants permanents et de résidences secondaires. 

Le bon sens semblait pourtant exclure l’implantation de cette aire au coeur d’une commune touristique…

Pourtant, lors d’une réunion de la communauté de communes le 9 décembre 2010, Daniel Fasquelle nous affirmait « l’Etat et la Sanef nous ont proposé des terrains » pour l’aire d’accueil de grand passage. Il avait même annoncé l’organisation d’une réunion début 2011 pour « discuter des terrains retenus » 

Le Maire et Président de la CCMTO actuel s’est exprimé une énième fois sur ce sujet lors d’une réunion de quartier ce jeudi 12 septembre. Pour tenter de se justifier. Et pour nous dire essentiellement deux choses: 

1. Après cinq années de recherche, il n’a trouvé aucun terrain disponible sur l’ensemble du territoire intercommunal ??? (voir plus haut)

2. Mieux, il a décidé de remettre le dossier au Préfet, représentant de l’Etat, charge à lui de « trancher ». 

Je ne doute pas un seul instant de la difficulté qui existe à trouver un espace capable d’accueillir, dans des conditions de décence et de sécurité, des centaines de personnes quelques semaines par an, d’autant plus quand on est Député d’une circonscription qui englobe notre communauté de communes. 

On constate aujourd’hui qu’il semble surtout plus facile de se défausser sur l’Etat plutôt que de prendre ses responsabilités d’élu et d’appliquer la loi. D’ailleurs, si aucun terrain n’est disponible -ce que prétend Daniel Fasquelle- comment donc le préfet pourrait-il, lui, en trouver un ? 

Ce dossier est en fait symptomatique de  l’incapacité de certains élus à trancher des sujets complexes. Il traduit leurs difficultés à répondre à des questions qui nécessitent de ne penser qu’à la satisfaction de l’intérêt général.  Il révèle enfin leur préférence à toujours reporter à demain ce qui s’impose pourtant aujourd’hui. 

La mise à disposition,  de droit ou de fait, de terrains inadaptés au coeur de notre station n’est plus tenable.  

Il nous faut, dans les 18 mois qui viennent, une solution pour garantir le respect du droit et la tranquillité des Touquettois.

Il nous faut, dès 2014, du courage et de la détermination pour régler, rapidement, cette question désormais urgente! 

2008-2013 : Troisième échec

La troisième difficulté qui se pose, et donc le 3ème grand enjeu pour l’avenir à mes yeux, concerne bien entendu la population. Il ne vous aura pas échappé que la population résidant au Touquet d’une part vieillit et d’autre part diminue.

Oui, chaque année nous perdons des habitants, et ce dans l’ indifférence la plus totale.

Le dernier recensement de la population est sans appel : nous sommes passés sous la barre des 5 000 habitants, 4 495 exactement, soit près de 1 000 de moins qu’en 2006. En fait, nous avons retrouvé le niveau des années 60 ! Les gains de population que Le Touquet a connus en 40 ans ont été réduits à néant… en à peine 10 ans !

L’actuelle municipalité a-t-elle fait des choses en matière de logement ?  Un petit immeuble a été construit rue de Londres et une résidence communale, la résidence Jeanne d’Arc, a été rénovée et réhabilitée. Les autres constructions en faveur de la population permanente avaient été actées durant la précédente mandature ou ne sont encore qu’à l’état de projet.

En a-t-elle fait assez ? Ma réponse est non.

Et puis il ne faut pas non plus se focaliser sur le logement pour répondre à la crise démographique que nous connaissons. Si nous perdons des habitants, si nos jeunes fuient et si nous n’attirons pas de nouveaux habitants, c’est parce que le logement est cher, mais aussi parce que les impôts sont élevés et les emplois rares.

L’emploi a été le grand abandonné de la politique municipale et intercommunale. Nous aurons l’occasion j’espère durant la campagne de discuter de ces questions, et notamment d’Opalopolis. Opalopolis, dossier emblématique où les paroles et les conférences de presse, les coups de pioche et les promesses ont primé sur la création d’entreprise et la création d’emplois.

Pour ce dossier comme pour tant d’autres je crois qu’il faut plus que jamais un Maire à plein temps, pleinement investi, pour accélérer les processus, pour limiter les contentieux. Pour passer des mots à la réalité.

Je vous invite à consulter les taux de chômage de la zone d’emploi Berck/Montreuil, dont Le Touquet est l’une des principales locomotives. Vous constaterez la triste réalité : de zone d’emploi la plus dynamique de la région en 2008 (taux de chômage de 6.9% au 1er trimestre 2008, le plus faible de toute la région NPDC, de mémoire), elle est devenue en quelques années une zone d’emploi aux résultats plus que moyens (10.6% au 4ème trimestre 2012,  un taux désormais identique à celui du pays). Ce sont des chiffres officiels publiés par l’INSEE, que chacun pourra retrouver sur internet.

Au sein de la CCMTO, au sein du conseil municipal, nous n’en parlons quasiment jamais. Moi, je reviendrai bien entendu sur toutes ces questions ces prochains mois car on ne peut continuer d’ignorer ces réalités.

Il y a donc une population qui fuit, il y a donc une population que nous n’attirons plus, et puis il y a ceux qui restent. Les 4 495 qui habitent en permanence Le Touquet, et les quelques milliers qui occupent le week-end les 9 184 résidences secondaires implantées au Touquet.

Pour eux, j’affirme que nous pouvons faire plus, mieux et à budget équivalent voire moindre.

La qualité de vie et la qualité des services que nous leur offrons n’ont globalement pas évolué depuis dix ans. Nous avions autrefois un temps d’avance en la matière, que ce soit au niveau de nos écoles ou dans le cadre du temps périscolaire, que ce soit dans l’accompagnement de la perte d’autonomie de nos aînés, que ce soit en matière de propreté, en termes de fleurissement ou encore de sécurité.

Nous avons perdu nombre d’avantages compétitifs sur ces différents points, rattrapés par les communes comparables, sans avoir réussi à maintenir au Touquet cette longueur d’avance.

Il est temps de retrousser les manches…

La masse salariale de la communauté de communes

Après les frais de personnel du Touquet,  évoquons l’évolution de la masse salariale de la Communauté de Communes Mer et Terres d’Opale (CCMTO) à laquelle notre commune est rattachée.

Ne tournons pas autour du pot : entre 2008 et 2011 la masse salariale  a progressé de 36 %… + 456 000 € et si cela vous surprend je vous invite à consulter  le site de BERCY COLLOC :  http://alize2.finances.gouv.fr/communes/eneuro/detail_gfp.php?siren=246201115&dep=062&nomdep=PAS-DE-CALAIS&icom=826&type=BPS¶m=0&exercice=2011

vous y trouverez le détail  indiqué ci-dessous :

  • Frais de personnel 2008 : 1 263 000 €
  • Frais de personnel 2009 : 1 450 000 €
  • Frais de personnel 2010 : 1 580 000 €
  • Frais de personnel 2011 :  1 719 000 €

Avec une telle  augmentation de cette catégorie de dépenses, vous ne serez pas étonné d’apprendre que les charges de fonctionnement ont  aussi progressé….

Ne soyez donc plus surpris en décrouvrant le montant de vos taxes locales…tant au Touquet qu’à la communauté de communes personne ne semble avoir compris qu’il faut lever le pied sur les dépenses de fonctionnement tout en continuant à investir !