Une bonne décision

Après trois saisons d’exploitation, la maire, Lilyane Lussignol et son adjoint en charge des finances, Michel Fouques ont souhaité supprimer le Wake Park sur un des parkings du front de mer.

C’est une sage décision d’arrêter l’exploitation de cette équipement imposé par Daniel Fasquelle en 2016. Il a coûté beaucoup trop d’argent aux contribuables touquettois et n’aura au final pas eu le succès escompté.

Et pourtant lors du conseil municipal du 17 octobre 2016, D. Fasquelle, maire, disait exactement le contraire : « Le  Wake-Park a  rencontré  un très  gros  succès, puisqu’au  cœur  de l’été il y avait une semaine d’attente pour pouvoir réserver un créneau.  Jérôme B… et David B… ont d’ailleurs dû  augmenter les horaires, démarrer plus tôt et terminer plus tard, ce qui fait du Wake-Park du Touquet, en termes de fréquentation, la plus grosse structure de ce type en France, dès la 1èreannée avec plus de 4 000 passages. »

Le  « très gros succès » de Daniel Fasquelle aura au final coûté près de 600 000 € à la collectivité (près de 300 000 €  d’investissement (1), et près de 300 000 € de déficit d’exploitation sur 3 ans).

On ne peut que se féliciter de l’initiative vertueuse du maire et de son adjoint aux finances,  qui, je l’espère en amènera d’autres.

(1) Source compte administratif 2016 de la ville du Touquet

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Clap de fin pour le wake–park !

Le wake-park a quitté le parking de la digue basse jusqu’au printemps prochain.

Lors du dernier conseil municipal, le maire a affirmé que cette activité avait remporté un franc succès, pour autant aucun chiffre ne nous a été communiqué. Difficile donc de savoir si cette activité atteint l’équilibre financier…ou si elle contribue à accentuer encore le déficit déjà considérable du Touquet Tourisme.

Ce que l’on connaît par contre avec certitude c’est son coût :

  • Investissement : 293 633 € HT
  • Maintenance : 11 060 € HT
  • Gardiennage durant 7 mois et demi (de 19h à 9h) : près de 90 000 € ;
  • Consommation d’eau : 2 400 M3
  •  Dépense électrique pour alimenter 4 grosses pompes de filtrage, en fonction 24 h sur 24 durant 7 mois

Une question qui interpelle : le chlore présent dans l’eau du bassin a-t-il été neutralisé avant d’être rejeté dans le réseau d’eau pluviale qui je le rappelle, au final, se jette dans la canche ?

En 2016, les services de l’Etat avaient classifié l’eau de mer au Touquet en « qualité insuffisante », il serait regrettable de rajouter encore à la pollution déjà existante.

Contre le projet d’implantation de modules sur la plage du Touquet

Vous êtes très nombreux à émettre un avis défavorable à ce projet d’implantion de modules en bois sur la plage du Touquet. Modules que certains appellent d’ailleurs « containers » !

Dans le même temps, un touquettois a créé une pétition en ligne contre l’installation de ces modules sur la plage du Touquet. Si vous souhaitez vous y associer, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous ou le copier.

En tant qu’élue, je tiens à vous préciser que le conseil municipal n’a jamais été consulté sur l’installation de ces modules sur la plage du Touquet.

Si vous êtes opposés à ce projet tel que présenté, vous avez l’occasion de vous exprimer sur le site dédié à cette pétition.

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Monsieur_Daniel_Fasquelle_deputemaire_du_Touquet_Le_retrait_du_projet_dimplantation_de_modules_en_bois_sur_la_plage/?cAwKQjb

Réponse d’un touquettois

Chère Juliette,

Je réagis à ta dernière publication sur http://juliettebernard.com

On ne peut dissocier ce projet des bars de plage sans le replacer dans un contexte plus large. Le front de mer, la digue, la plage font depuis des années l’objet d’aménagements au coup par coup qui, au bout d’une bonne quarantaine d’années aboutissent à un joyeux bric à brac urbanistique. Depuis la création d’une barre d’immeubles en passant par l’Aqualud, la Thalasso, les rails (comme les appelle Quetelard, pour les voitures, les vélos, les piétons, etc….), la Place du Centenaire, Le Touquet a connu tout ce qu’une ville sans projet global peut subir avec, en prime, la disparition d’un joyau architectural et sportif que Gilles Lequien ne cesse de nous remémorer : la piscine olympique d’eau de mer unique en Europe. Quoiqu’on fasse, on ne s’en remet pas. Alors, qu’on installe ici et là sur le sable, pour faire plaisir à quelques commerçants, des cages à poules qui s’envoleront à la première tempête, c’est anecdotique.

Sérieusement, je pense que l’heure est venue de poser sur la table, une fois pour toutes, le projet Front de Mer. Sa dimension architecturale et urbanistique n’est pas insurmontable. Il suffit de sortir de chez soi et de voir comment d’autres villes et d’autres stations ont su intégrer leur passé et se projeter dans l’avenir. J’ai ainsi été frappé de voir comment la ville de Vienne, en Autriche, a su mettre en valeur son quartier de « Vienne la Rouge » avec la cité Karl Marx, aujourd’hui classée alors qu’à quelques centaines de mètres plus loin fleurissent des immeubles futuristes. La difficulté que l’on doit surmonter est uniquement d’ordre humain. Le projet du front de mer doit être conduit avec beaucoup de sensibilité et de respect des touquettois (permanents et secondaires) qui, au fond d’eux-mêmes, sentent bien que toutes ces rustines posées ici et là depuis les années 70 sont à bout de souffle et bloquent toute évolution.

Ma proposition porte donc sur l’idée de référendum d’initiative locale, portant sur la question « Êtes-vous favorable à engager un projet architectural et urbanistique du front de mer de la digue et de la plage ? » Une note explicative sera associée à cette question qui abordera, indépendamment des coûts, la durée du projet (~10 ans), ce qui pose effectivement le problème des échéances électorales. Mais là encore, ce n’est pas insurmontable. Je précise bien la question qui doit uniquement porter sur l’opportunité de lancer un projet architectural et urbanistique et non sur l’avis à donner pour telle ou telle solution. Cela viendra après.

Quant à la question des cabanes sur la plage, j’ai déjà donné mon avis.

Bien amicalement

Votre avis sur le futur aménagement de la plage nous intéresse !

Lundi, les lecteurs de la Voix du Nord ont pu découvrir, dans l’article de F. Leviel, les modules qui donneront à la plage du Touquet « un nouveau visage »(1) dès le printemps prochain. Ils seront au nombre de cinq : 3 grands et 2 petits pour un loyer annuel de 30 000 € ou 18 000 € pour les plus petits.

Que pensez-vous de ces structures qui feront à l’avenir partie du visuel de la plage du Touquet ?

Merci de répondre par mail à :  juliette.bernard@hotmail.com

Photo VDN / Mairie du Touquet / architecte Klein
Photo VDN / Mairie du Touquet / architecte Klein

(1) partie du titre de F. Leviel, journaliste à la VDN