Le  cheval de course s’est transformé en cheval de trait !

Rappelez-vous !

Daniel Fasquelle nous annonçait, à grand renfort de vidéos et de maquettes, la réalisation du nouveau Palais des Congrès qui allait révolutionner Le Touquet, attirer la France entière et développer de façon considérable le tourisme d’affaires en panne dans notre station !

Une salle de spectacle ultra moderne qui ne devait pas désemplir…

Une opération annoncée au départ à 25 millions d’euros, une bagatelle compte tenu du succès attendu !

Le Palais des Congrès agrandi et rénové devrait au final atteindre les 30 millions d’euros.

Incroyable : aucune place de stationnement n’était prévue ! La réfection des jardins et le réaménagement de la place de l’Hermitage non plus !

4,5  millions d’euros supplémentaires à ajouter aux 30 millions d’euros du Palais des Congrès pour un projet  de modification majeure de la place qui n’a pas été soumis à l’approbation de la population touquettoise malgré son importance. Tout au plus a-t-on assisté à une réunion d’information.

On est donc passé de 25 à près de 35 millions d’euros ! Une pure folie pour Le Touquet !

Enfin, malgré un cahier des charges « raisonnable », il n’y a eu aucune réponse au premier appel d’offre pour la gestion du Palais des Congrès par un partenaire privé. L’exploitation du nouveau Palais des congrès n’attire pas les professionnels. Que va t’il falloir encore concéder pour qu’un operateur privé accepte de prendre en charge la gestion de cet ensemble ?

Entre Juillet 2019 et Juillet 2020, près de 3,5 millions d’euros devront être remboursés amputant d’autant les capacités d’investissements que nous considérons comme urgentes  telles que la réfection des parkings de la plage, des trottoirs, les travaux de l’Hôtel de Ville, l’amélioration des routes et des pistes cyclables et la reprise de la mise en plateau de la rue St Jean…

Ce projet mégalomaniaque pèsera jusqu’en 2036 sur les finances de la Ville et sur les impôts des Touquettois !

Nous nous sommes toujours opposés à ce projet et surtout à son financement (PPP= Partenariat Public-Privé) qui nous paraissait hasardeux et basé sur des prévisions d’exploitation pour le moins optimistes et fantasques. Nous envisagions plus raisonnablement la rénovation du Palais des congrès pour un coût d’environ 7,5 millions d’euros.

Texte Touquet Infos février 2019

 

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Aéroport du Touquet : 2 hectares à prix d’amis

Comme cela a été largement évoqué dans la presse, 4 hangars qui abriteront des avions privés haut de gamme et des bureaux sont en cours de réalisation à l’aéroport du Touquet par la SCI Silver City. Ils occupent le domaine public et verseront un loyer pour la location du terrain occupé par les hangars.

Cette opération qui va coûter 250 000 € à la collectivité (travaux de VRD, accès aux hangars, dalles sur lesquelles seront construits les hangars…) ne rapportera, au total, que 132 000 € durant les 60 années prochaines années.

Outre le rendement extrêmement faible, cette opération est entachée de nombreuses irrégularités constatées, pour certaines, a posteriori :

  • 16,70 € ce sera donc la recette mensuelle par hangar soit une recette de 800 € en 2015 pour les 4 premiers hangars construits ;
  • Une valeur locative du terrain fantaisiste qui n’a fait l’objet d’aucune estimation de France Domaines. Le loyer est défavorable à la SEMAT (Société d’économie mixte de l’aéroport du Touquet), puisque le rendement annuel se réduit, si tous les hangars (11) voient le jour, à 2 200 € pour 21 649 m2, soit 0,10 € /m2;
  • Une non-conformité flagrante entre le vote en conseil municipal et l’acte notarié. Cette convention signée le 31 octobre 2014 porte sur 21 649 m2. Or les délibérations du conseil municipal ont été votées sur la base de 3 366 m2
  • La redevance annuelle fixée à 200 € HT par hangar est maintenue malgré une augmentation très importante de la superficie mise à disposition de la SCI Silver City. De plus, la convention stipule que la Société d’Économie Mixte de l’Aéroport du Touquet (SEMAT) dont la ville du Touquet est majoritaire devra investir 250 000 € pour des travaux de voirie et de réseaux ;
  • Une contradiction entre la délibération du conseil municipal du 4 avril 2013 et celle de 6 octobre 2014. Dans la première délibération (2013), l’Autorisation d’Occupation Temporaire (AOT) portait sur 3 366 m² moyennant une redevance annuelle de 200 € HT par hangar avec une durée d’amortissement comptable sur 20 ans. Lors de la seconde délibération (2014), la durée d’amortissement comptable était passée à 60 ans sans modification de la redevance annuelle ;
  • Le contrôle de légalité trompé. Le contrôle de légalité de la sous-préfecture destinataire des délibérations des conseils municipaux d’avril 2013 et d’octobre 2014 n’a pas eu connaissance des conditions réelles de cette AOT (autorisation d’occupation temporaire) puisque c’est sur une superficie erronée qu’on été jugées les conditions financières de cette occupation du domaine public ;
  • Des conseillers municipaux abusés : Aucune information concernant les conditions réelles de cette AOT (autorisation d’occupation temporaire) n’a été communiquée aux conseillers municipaux d’opposition ni avant, ni pendant les délibérations. Nous n’avons obtenu les informations qu’en demandant, fin février 2015, la copie de la convention signée chez le notaire. Cette anomalie suffit à elle seule à demander l’annulation des délibérations ;
  • Une SCI qui peut céder l’opération ou sous-louer l’emplacement: cette opération ne devrait pas pouvoir devenir à terme, une éventuelle opération de spéculation immobilière.

Nous demandons, en conséquence, que toute la transparence soit faite sur cette opération menée dans des conditions trompeuses à l’égard des élus d’opposition. Comme il est également impératif de la rééquilibrer financièrement en faveur de la ville du Touquet et bien entendu des contribuables touquettois que nous sommes tous.

 

 

 

OPALOPOLIS : une volte face surprenante de Daniel Fasquelle

La communauté de communes Mer et Terres d’Opale a été amenée à délibérer, le vendredi 3 avril dernier, au sujet d’Opalopolis,  en faisant voter un avenant modificatif à la convention d’aménagement.

Cet avenant que Daniel Fasquelle veut mettre en place,  modifie fortement  la convention et fait  peser des risques juridiques sur le contrat :

– modification du périmètre d’intervention (54 ha au lieu de 200 ha) ;

– allongement de la durée de la convention publique d’aménagement qui  passerait de 17 à 24 ans ;

– modification de la rémunération de l’aménageur ;

– modification de la participation financière de la CCMTO

Il aurait été préférable, à mon avis, de dénoncer la convention et de lancer une consultation qui permette de respecter les règles les plus élémentaires de publicité et de mise en concurrence indispensables.

Pour rappel, en 2012, Daniel Fasquelle était également de cet avis, précisant alors « que la passation d’un avenant, au vu de la modification substantielle du contrat et de l’arrêt du Conseil d’Etat du 18 novembre 2011, n’est pas envisageable sans risque important d’annulation ; que la réduction du périmètre de l’opération entraîne une modification substantielle de la convention d’aménagement confiée à Adevia laquelle faisant peser des risques juridiques sur le contrat ».

Daniel Fasquelle précisait également «  qu’il ressort de l’analyse juridique réalisée par le cabinet Landot que la solution la moins risquée juridiquement et financièrement pour la CCMTO est d’engager une procédure de résiliation amiable de la convention d’aménagement ».

Le 3 avril dernier, Daniel Fasquelle a fait voter une délibération en totale contradiction avec ce qu’il affirmait en décembre 2012. 

Pour toutes ces raisons je me suis opposée à cette délibération en votant contre.

Juliette Bernard